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De quoi la nomination de Nicole Belloubet à l'Éducation nationale est-elle le nom ?

Le ministère Blanquer a laissé un goût de cendres : focalisé sur le cycle terminal des lycées, le ministre a laissé dériver le primaire et n’a rien entrepris pour relever un collège qui reçoit encore aujourd’hui 50 % d’élèves de sixième incapable de lire de manière fluide. Le lycée est en miette, le baccalauréat l’est objectivement plus.

Qu’ont alors en commun les quatre derniers ministres ? Ils représentent la dernière tentative désespérée de maîtriser une politique publique, un ministère, un système qui est entré dans une phase de déliquescence que tous les indicateurs nationaux et internationaux confirment sans ambiguïté.

Tous, sauf la très éphémère Oudéa-Castéra qui relève de l’erreur manifeste de casting, ont en commun de venir de la gauche : du PS pour Attal et Belloubet ou du wokisme pour Ndiaye. Le message politique est celui du « en même temps » macronien : discours droitier et martial - emprunté sans vergogne au programme de Marine Le Pen -, autorité, uniforme, harcèlement… et clins d’œil de connivence entre amis avec les syndicats – tous liés à la Nupes. L’ennui est que ces jeux d’équilibre sont très visibles, absolument sans écho dans l’opinion et surtout inopérants sur l’essentiel, c’est-à-dire sur la capacité du macronisme à reconstruire un système éducatif que ses amis de gauche précisément ont largement contribué à déconstruire.

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