Nomination de Karine Jean-Pierre : comment porter la parole du président Biden

© Reuters

Avec la fonction de secrétaire général de la Maison Blanche -un mix de patron de la machine présidentielle, de premier ministre et de bras droit plus influent que le vice-président-, le métier de porte-parole du président des Etats-Unis est un des jobs les plus exténuants de la gouvernance américaine. Contrairement à la France où il n’existe toujours pas de porte-parole de l’Elysée mais où le porte-parole du gouvernement est un membre du gouvernement, le Press Secretary de la Maison Blanche est la voix de tout l’exécutif américain, du président et de ses collaborateurs comme du Cabinet et c’est lui qui contrôle la communication au sens large des ministres et des grandes agences fédérales. Ce management de la parole publique et les grandes batailles de contrôle du message vis-à-vis de la presse, bien plus critique de l’exécutif qu’en France, explique, en partie, la rotation inévitable des titulaires.

Jen Psaki, qui vient de céder sa place à Karine Jean-Pierre, après seulement un an et demi de mandat, n’a pas démérité. Mais il arrive qu’à l’approche des élections de mi-mandat, le président se dote de sang neuf pour ce poste si crucial de porte-parole, au contact quotidien des correspondants de presse accrédités à la Maison Blanche. Donald Trump avait usé quatre porte-paroles au cours de son mandat. Le premier, Sean Spicer n’était resté en place que six mois.

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