De nombreux candidats réformateurs iraniens disqualifiés pour les législatives

La campagne électorale pour les législatives du 21 février a commencé en Iran. Quelque 7148 candidats ont été approuvés et 7296 candidats ont été disqualifiés par le Conseil des Gardiens de la Constitution. Une élection difficile pour les modérés du président Hassan Rohani.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

La coalition des partis réformateurs et modérés qui soutient le président Hassan Rohani a dénoncé le rejet de nombreux de leurs candidats à travers le pays.

Les principaux députés réformateurs sortants, connus pour leurs critiques contre le pouvoir, ont été disqualifiés par le Conseil des Gardiens de la Constitution, une instance contrôlée par les conservateurs.

Les partis réformateurs et modérés affirment qu’ils ne pourront pas présenter de candidats dans de nombreuses régions. À Téhéran, qui compte 30 sièges, les réformateurs ont décidé de ne pas présenter de liste commune.

Reprise espérée du Parlement pour les conservateurs

Le président Rohani, qui a appelé les électeurs à participer massivement aux élections, craint aussi une démobilisation de l’électorat modéré très déçu par le bilan économique et politique de son gouvernement.

En effet, depuis le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire en 2018, la situation économique ne cesse de se dégrader. L’inflation dépasse largement les 40 %, ce qui a provoqué un grand mécontentement de la population. Les conservateurs comptent sur la démobilisation des électeurs modérés pour prendre le contrôle du parlement, à moins de deux ans de la présidentielle.

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