Le nombre d’étudiants souffrant de fragilités psychologiques est passé de 20% à 30% en 4 ans

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Les chiffres viennent confirmer le mal-être actuel. L’Observatoire national de la vie étudiante dévoilera jeudi les résultats de sa dernière enquête sur leurs conditions de vie. Selon cette étude, le nombre d’étudiants souffrant de fragilités psychologiques s’est bien aggravé, passant de 20 % en 2016 à 30% en 2020. Les femmes, les étudiants étrangers et les boursiers sont particulièrement concernés. Et le confinement du printemps dernier a accentué la tendance : les étudiants interrogés ont ainsi confié souffrir d’épuisement (pour 35% d’entre eux), de nervosité (34%) et de tristesse (28%).

Les étudiants refusent d'être "la génération sacrifiée" 

Si l’effet d’une reprise très partielle des cours en présentiel et du reconfinement intervenu depuis la rentrée de septembre n’ont pu être mesurés, "ces chiffres demeurent très préoccupants" analyse-t-on à l’Observatoire. Les premières années ont beau avoir repris les travaux dirigés, par demi-groupe, depuis lundi dernier, le Président Emmanuel Macron avoir fait des annonces (accès à deux repas à un euro par jour, chèques psy, possibilité de revenir en cours un jour par semaine en respectant une jauge de 20%), le malaise reste vivace.

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Les étudiants ont déjà manifesté, les 20 et 26 janvier, pour exiger un retour à la fac. Une intersyndicale - regroupant notamment l’UNEF, l’Union Nationale Lycéenne et divers mouvements politiques de g...


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