Le nombre de cas de variole du singe diminue : comment cela s’explique-t-il ?

BRENDAN MCDERMID / REUTERS

Quand les cas de variole du singe ont commencé à décliner en Europe, certains se sont demandé si la tendance était bien réelle ou si le chiffre reflétait simplement le fait que les personnes avaient renoncé à se faire tester. “Mais le déclin est désormais indéniable”, assure Science en se fondant sur des données de l’Organisation mondiale de la santé.

Selon Erik Volz, spécialiste de la modélisation des maladies infectieuses à l’Imperial College de Londres, interrogé par la revue scientifique, “trois éléments ont joué un rôle dans ce déclin : les vaccins, les changements de comportement au sein du groupe le plus touché – les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes – et l’immunité acquise après une infection naturelle. Mais il reste à savoir dans quelles proportions.”

De la réponse à cette question dépend la probabilité de résurgence du virus monkeypox, responsable de la maladie. “Si l’on savait ce qui a fait baisser le nombre de cas jusqu’à présent, cela permettrait par ailleurs d’élaborer des stratégies pour éliminer le virus – en dehors des pays d’Afrique dans lesquels la situation est endémique –, un objectif que l’OMS Europe s’efforce déjà d’atteindre”, insiste Science.

Vacciner maintenant

Selon l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni, la syphilis et d’autres maladies sexuellement transmissibles auraient également reculé récemment, ce qui plaiderait en faveur de la thèse d’un changement de comportement (en particulier une réduction du nombre de partenaires sexuels), sans que ce soit une preuve irréfutable. Ce facteur ne suffit cependant pas à lui seul à expliquer la décrue de l’épidémie : “L’immunité acquise par le biais d’infections chez les hommes les plus sexuellement actifs pourrait être le facteur le plus important”, relaie Science.

Selon Catherine Smallwood, responsable du suivi de la variole du singe au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, maintenant que le pic de l’épidémie est passé, la vaccination est particulièrement importante. La revue scientifique précise :

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :