"Nomadland" a réussi là où Hollywood se plante depuis toujours

Valentin Etancelin
·Journaliste, Le HuffPost
·1 min de lecture
Frances McDormand, tête d'affiche de "Nomadland". (Photo: SEARCHLIGHT PICTURES)
Frances McDormand, tête d'affiche de "Nomadland". (Photo: SEARCHLIGHT PICTURES)

CINÉMA - Golden Globes, BAFTA Awards, Mostra... Depuis le début de la saison, aucune cérémonie ne résiste à “Nomadland”. Pas même les Oscars. Ce lundi 26 avril, le long-métrage de Chloé Zhao a reçu le titre du “meilleur film” lors de cette 93e cérémonie, qui s’est tenue en chair et en os à Los Angeles.

Son histoire, adaptée du livre de Jessica Bruder, est celle d’une dénommée Fern. Jouée par Frances McDormand (“Three Billboards”), la sexagénaire décide, après l’effondrement économique de la ville ouvrière dans laquelle elle a vécu, de prendre la route à bord de son van pour se lancer dans une vie de nomade à travers les États-Unis. De petits boulots en petits boulots, elle intègre une communauté de personnes d’un certain âge qui, comme elle, ont fait le choix de rompre avec la société.

Ce récit d’émancipation est bouleversant. Il parle d’une réalité méconnue, à nous Français, mais n’en est pas moins universel. En cause, le traitement de la problématique de fond: l’âgisme, c’est-à-dire l’ensemble des stigmatisations et formes de mépris dont sont victimes les personnes âgées aujourd’hui.

Découvrez ci-dessous la bande-annonce de “Nomadland”:

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Un thème cher au coeur de la réalisatrice. “Dans de nombreuses civilisations et cultures traditionnelles, les aînés sont considérés comme des éléments très importants dont on peut apprendre, estime Chloé Zhao, interrogée par Le HuffPost. À l’inverse, dans les sociétés capitalistes, si vous ne contribuez pas &...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.