Mon nom est personne sur OCS Géant : 5 choses que vous ignorez peut-être sur ce western avec Terrence Hill

La rédaction

De Tonino Valerii avec Henry Fonda et Terence Hill

De quoi ça parle ? Jack Beauregard, légende de l'Ouest, désire mettre un terme à sa carrière de pistolero et envisage de s'embarquer pour l'Europe. Mais un jeune admirateur, affirmant s'appeler Personne, ne l'entend pas de cette oreille. Il veut faire entrer Beauregard dans l'Histoire en l'amenant à combattre la Horde sauvage.



1. L'OMBRE DE SERGIO LEONE 

Sergio Leone, crédité uniquement comme scénariste (idée originale), a également agi comme producteur et dirigé plusieurs scènes du film, dont la séquence d’ouverture ou l’affrontement entre Jack Beauregard et la "horde sauvage". Ses relations avec le réalisateur Tonino Valerii se sont semble-t-il rapidement détériorées en cours de route, et la campagne de promotion du film n’arrangea rien puisque c’est le nom de Leone qui fut mis en avant.

Pas franchement fan des westerns parodiques qu'inspirèrent sa "Trilogie du dollar" et sa réinvention du western (spaghetti), notamment des Trinita qui firent la renommée de Terence Hill, Sergio Leone a conçu Mon nom est Personne (même s'il choisit d’en confier la réalisation à son ancien assistant Tonino Valerii) de manière à évoquer la dégénérescence d’un genre, en confrontant une figure du western traditionnel (mais aussi spaghetti, cf. Il était une fois dans l'Ouest) à celle du western façon Enzo Barboni. Un méta-western donc, qui illustre l’évolution d’un genre en même temps que la fin d’une ère, à la veille du XXème siècle.




2. L'ORIGINE DU TITRE

Le titre du film et le "nom" sous lequel est désigné le personnage de Terence Hill renvoient à une ruse d’Ulysse dans L’Odyssée, répondant au cyclope Polyphème qui l’interroge sur son identité. Le héros d’Homère prétend s’appeler "personne" ; ainsi lorsqu’il est ensuite demandé au cyclope qui lui a crevé l’œil, ce dernier ne peut que répondre "personne". Ce jeu sur un nom qui n’en est pas un est également repris dans Dead Man, via le personnage de Gary Farmer, désigné comme "Nobody".

3. DERNIERE SEANCE POUR HENRY FONDA...

Mon nom est Personne, de façon assez adéquate au vu de l’histoire du film, est le dernier western qu’ait tourné Henry Fonda (si l’on excepte une apparition dans Wanda Nevada de son fils Peter). Pour mémoire, l’acteur avait auparavant été la tête d’affiche de plusieurs classiques du western hollywoodien, sous la direction notamment de John Ford, Fritz Lang ou Anthony Mann, puis du Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone.



4. META-MORRICONE

Signée (évidemment) par Ennio Morricone, la musique du film donne elle aussi dans la référence et la parodie, s’amusant ainsi à citer La Chevauchée des Walkyries de Richard Wagner, My Way/Comme d’habitude ou encore sa propre partition d’Il était une fois dans l'Ouest (comme le fameux thème de l’homme à l’harmonica, entre autres auto-références).

5. UNE SUITE... OU PAS

Si le film n’eut pas de suite, Tonino Valerii a déclaré à plusieurs reprises qu’un scénario existait pour cela. Par ailleurs, Un génie, deux associés, une cloche, également avec Terence Hill et toujours produit par Sergio Leone, fut lors de sa sortie vidéo aux Etats-Unis (et dans divers autres pays) doté d’un nouveau titre laissant à entendre qu’il pouvait s’agir d’une suite à Mon nom est Personne : Nobody’s the Greatest (lointain écho du jeu de mots fondant l'épitaphe de Jack Beauregard).

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