Noire n'est pas mon métier : un livre qui dénonce la discrimination

À l'initiative d'Aïssa Maïga, seize actrices noires, dont Nadège Beausson-Diagne, témoignent de la discrimination dont elles ont fait l'objet dans Noire n'est pas mon métier, un ouvrage collectif paru aux éditions du Seuil.  Une prise de parole choc, au nom des hommes et femmes qui ne l'ont pas...

"Ne faites pas le Conservatoire, ils ne prennent pas de gens de couleur" ; "Le personnage ne peut pas être pour vous, elle est avocate et elle s'appelle Sandrine" ... Être une comédienne noire en France, c'est se confronter à un racisme qui ne dit pas son nom, dissimulé derrière un marketing cosmétique ainsi résumé : "Si tu veux que le film marche, ne prends pas de Noirs." Aïssa Maïga, actrice depuis plus de vingt ans, fait figure d'exception. Elle a décidé de mettre les pieds dans le PAF : "Même si les choses évoluent lentement, en France, on distribue les rôles en fonction de la couleur de la peau. La diversité de notre société, qui constitue l'une de ses richesses, n'est pas considérée comme un atout au cinéma. Ce n'est pas un problème de racisme en tant que tel, mais de blocage." Nadège Beausson-Diagne, corédactrice de l'ouvrage, confirme : "On voit d'abord une noire avant de voir Nadège. Or, Nadège, c'est une Parisienne, qui a le même quotidien que n'importe quelle quarantenaire ! Notre couleur de peau nous colle un exotisme qui ne nous correspond en rien."

Des rôles stéréotypés

Infirmières, prostituées, sans-papiers... Les emplois des actrices noires demeurent circonscrits aux stéréotypes. "Quand j'ai fait le Conservatoire, se souvient Aïssa Maïga, mon professeur s'est époumoné à me faire comprendre qu'il fallait que je joue uniquement les rôles de servantes. Une jeune première noire, le jury n'aurait pas compris." Ainsi, dans Plus belle la vie, le personnage interprété par Nadège Beausson-Diagne s'est-il vu gratifier du patronyme de Douala, le nom de la capitale économique du Cameroun : "Quand j'ai demandé pourquoi, ils ont été incapables de me répondre. Comme s'il fallait justifier ma couleur de peau d'une manière ou d'une autre", s'amuse-t-elle. Pourquoi la diversité de la rue a-t-elle tant de mal à franchir l'écran, qui s'entête à projeter plus blanc que blanc ?

Dans les années 2000, Aïssa Maïga obtient (...)

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