Nobel : cette année la littérature s'offre deux prix, une femme au moins devrait être primée

franceinfo avec AFP

2019 doit marquer l'An 1 de la résurrection pour cette institution fondée en 1786 sur le modèle de l'Académie française, mise au supplice depuis deux ans par l'exposition de ses turpitudes internes après un scandale d'agression sexuelle.

L'académie avait dû reporter d'un an l'annonce du Nobel 2018 - une première depuis 70 ans - faute du quorum d'académiciens requis, et il aura donc cette année deux médailles à graver dans l'or, l'une pour 2018, l'autre pour 2019, chacune agrémentée d'un chèque de 9 millions de couronnes (830.000 euros).

Sauf... Sauf si "les lauréats n'acceptent pas le prix" dévalorisé à leurs yeux, avertit Madelaine Levy, critique au quotidien Svenska Dagbladet. Comme chaque année depuis 1901 les salons littéraires bruissent de mille rumeurs qu'on devine être l'écho du désir de ceux qui les propagent.

Des rumeurs et des femmes...

La Polonaise Olga Tokarczuk et le Kényan Ngugi Wa Thiong'o voisinent ainsi dans les colonnes des journaux avec l'Albanais Ismaïl Kadaré, l'Américaine Joyce Carol Oates et, éternel oublié, le Japonais Haruki Murakami.

Leçon apprise, l'académie ne devrait pas faire de vagues et une femme au moins sera primée, prédit-on. "Les Nobel (...), surtout la littérature et la paix, sont toujours controversés", prévient Olivier Truc, auteur (...)

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