Pour Noël, un réveillon "festif mais de lutte" pour les grévistes

AFP
Jean-Luc Mélenchon s'est joint au Noël de grévistes cheminots dans un local de la gare de Lyon ce mardi 24 décembre.

GRÈVE - Après 20 jours de grève contre la réforme des retraites, des militants ont partagé, à Marseille comme à Paris, un déjeuner “festif mais de lutte” à la veille de Noël, “un moment charnière” pour le mouvement.

Pastis et cacahuètes à l’apéritif, soupe à l’oignon et merguez au déjeuner: le menu de Noël des grévistes marseillais est “populaire”, revendique Pascal Galéoté, secrétaire général CGT du Grand port maritime de la cité phocéenne.

Cheminots, dockers, “gilets jaunes” et salariés du privé: quelque 200 militants ou élus syndicaux se sont retrouvés à midi pour un repas “festif mais de lutte” devant la porte 2C, bloquée depuis le début du conflit contre la réforme des retraites.

Barbecue, palettes en feu et yachts de luxe

Dehors, barbecue et palettes en feu côtoient des voitures retournées et taguées, à quelques dizaines de mètres de yachts de luxe en réparation.

Dans le réfectoire, “réquisitionné” pour l’occasion, la soupe à l’oignon est servie dans des assiettes en carton. Côté décoration, drapeaux et gilets rouge siglés “CGT” s’affichent jusque sur les bouteilles de rosé posées sur les tables, et l’emportent sur les guirlandes et sapins.

“Ce repas, ça rebooste, ça donne de la force, mais ce n’est pas une pause, je suis encore gréviste aujourd’hui”, assure Béatrix Marques, 42 ans, élue CGT à l’Assurance maladie. “Avec les cheminots, les dockers, on se voit dans les manifs mais on ne se côtoie pas au quotidien. Les moments comme ça permettent de partager nos valeurs de solidarité, de fraternité”.

“Le seul retraité qui sera perdant ce sera Macron”

Une solidarité qui passe aussi par la “caisse de grève” posée sur une table du réfectoire. David Benhamou, secrétaire CGT des cheminots marseillais, se félicite: “On a reçu encore un chèque du Parti communiste, ça fait du bien, ça permet d’aider un peu les plus fragiles car trois semaines de grève, financièrement, c’est dur”.

“On est la démonstration, s’il en fallait une, qu’il n’y aura pas de trêve pendant les vacances...

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