Noël : dernière ligne droite pour les grossistes

Homards, huitres ou encore chapons, sur les étals du grand marché de Toulouse (Haute-Garonne), c’est l’ultime ligne droite avant Noël et la dernière chance de sauver une année plombée par le Covid. Pour le grossiste Boris Gourgue et ses équipes, la course débute dès la nuit du mardi 22 décembre. "C’est le jour de l’année, explique-t-il. On va recevoir aujourd’hui entre 10 et 12 tonnes de marchandise, l’équivalent grosso modo d’un mois, on le fait sur 48 heures." Son poisson et ses fruits de mer, achetés d’habitude par des restaurateurs, vont partir chez des particuliers. "Ça va permettre de sauver l’entreprise sur l’année 2020", assure le grossiste. S’adapter aux contraintes Le chiffre d’affaires de Richard Catalan, grossiste en viande et volailles, a chuté de 30% au mois de décembre. Pour limiter la casse et séduire plus de clients, il a dû faire "maigrir" ses volailles. De 5 à 6 kilos, elles sont passées de 3 à 3,5 kilos et trouveront ainsi mieux leur place dans des dîners en petit comité. Du côté des fruits et légumes, Patrick Brett mise tout sur l’exotisme et son produit phare de l’hiver, le litchi, "la star des produits des fêtes de Noël".