Pour Noël, à 26 ans et BAC+5, je voudrais cesser de souffrir au travail et retrouver ma joie de vivre

Mathilde J.
Young woman feeling sad and alone during Christmas holiday

Cher Père-Noël,

Depuis bien des années, vous me déposez des cadeaux au pied du sapin sans même que je vous le demande. D’ailleurs, je vous en remercie car à chaque fois, vous avez tapé dans le mille! Cette année est différente. Je souhaiterais vous partager ma liste. J’ai fait des études d’ingénieur. Malgré des péripéties, j’ai réussi à terminer et obtenir ce fameux diplôme, il y a deux ans. Mais vous savez, le plus dur, ça n’a pas été les études finalement, mais plutôt l’après.

J’y ai cru, pourtant! J’ai espéré aussi

Espéré que le stress des partiels n’existe plus, que la peur de se tromper de voie professionnelle soit erronée (au moins au début), que l’engagement des frais de scolarité soit un investissement réussi, que les rencontres faites soient toujours enrichissantes, que le plus dur soit derrière moi. J’y ai cru! J’ai été si naïve! Tous ces espoirs sont balayés par un monde du travail individuel, hypocrite et tellement faussé. Ah et puis je ne vous ai pas dit, je suis une femme… et sensible… dans l’industrie. Je n’aurais jamais pensé qu’être une femme sensible en 2019 serait un poids. Un poids pour qui? Pour moi pardi! Disons que s’accepter ainsi a été difficile à cause des reproches, des regards, des remarques blessantes tout au long des études et de mon début professionnel.

En résumé, j’ai fait mon stage de fin d’études dans une entreprise que j’ai beaucoup affectionnée. J’y ai même été prolongée en mission d’intérimaire. J’étais quasiment épanouie. J’ai apprécié mes collègues, mon projet et le produit sur lequel je travaillais. Cette période a duré quatre mois.

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Malheureusement, dans les grandes lignes, l’intérim c’est un peu comme les mouchoirs jetables: quand j’ai besoin de toi, je te prends...

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