Nitrites : la bataille d'un député et des associations contre le rose du jambon

Quand on lui claque "la porte au nez", Richard Ramos a pour habitude d'entrer "par la fenêtre". Il y a cinq semaines, le député (MoDem) du Loiret a vu sa ­proposition de taxe sur la ­charcuterie industrielle contenant des additifs alimentaires nitrés rejetée par l'Assemblée ­nationale. Adoptée en commission des affaires sociales, la mesure a en effet été retoquée le 24 octobre, en séance publique, lors de l'examen du projet de budget de la Sécu, après des débats houleux sur le poids des lobbies agroalimentaires.

Lire aussi - Lobbying, opposition d'Agnès Buzyn... Comment la taxe visant le jambon aux nitrites a été retoquée

"Les lobbyistes ont mis LREM au garde-à-vous", accuse le parlementaire, dont le parti appartient à la majorité présidentielle. Le "poil à gratter" autoproclamé assure avoir voulu lancer l'alerte au nom de la santé publique. Il rappelle qu'en 2015 le centre de recherche sur le cancer (Circ) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la viande transformée parmi les cancérogènes avérés, à cause de la présence de ces sels utilisés pour faciliter la conservation du jambon et pour lui donner sa couleur rose.

Une pétition signée par 160.000 personnes

L'ancien chroniqueur gastronomique de France 3 va tenter de prendre sa revanche mardi. Épaulé par des élus de tous bords, il ­défendra, dans l'hémicycle, un autre amendement visant à obliger les industriels à apposer la mention "contient du sel nitrité" sur les lardons et les rillettes. Promoteur historique d...


Lire la suite sur LeJDD