Nina Ricci cow-girl un brin à l’ouest Les sens de la femme Haider Ackermann symphonie en noir Céline Tournez manèges BAlenciaga hommage et décalage

Libération.fr

Les défilés parisiens de prêt-à-porter automne-hiver se sont poursuivis ce week-end, dans des directions très variables : de l’épure à la fantaisie tous azimuts.

Un immense rectangle en sous-sol, juste agrémenté d’une moquette gris pâle floquée du nom Balenciaga : dimanche matin à l’Espace Champerret, le décor était aussi réconfortant que le cocktail flotte-vent-froid qui régnait dehors. De quoi se demander ce que mijotait encore Demna Gvasalia, ce perturbateur des codes et de la bienséance, au cœur du système (Balenciaga appartient au groupe Kering) comme à sa marge (l’Allemand d’origine géorgienne pilote aussi la griffe Vetements lancée en 2014). Il excelle notamment à troubler avec des pièces comme tout droit sorties de friperies, comme ces vestes démesurément épaulées qui ont depuis été copiées partout. Du l’art ou du cochon ? On hésite. Mais pas cette fois. La présente collection est tout bonnement épatante, ultra précise et en même temps pleine de vigueur et pas dénuée d’humour. D’emblée, dès les manteaux boutonnés au coin de l’épaule, le décalage est là mais pertinent et séduisant. La silhouette, en longues jupes étroites ou pantalons qui finissent au sol, est élégante, ceinturée, affûtée par les bottes-bas hyper pointues, vert chlorophylle ou jaune poussin. Les minijupes, comme faites en tapis de voiture, sont idéalement carénées et étonnamment chic. Après de charmantes robes-nuisettes à fleurs, l’affaire se clôt, en ce centenaire de la maison Balenciaga, sur un hommage au fondateur Cristobal avec une série d’éblouissantes robes du soir, babydoll, ballon, fourreau à énorme nœud. Wow !

Parvenir à se renouveler alors qu’on doit livrer au minimum deux collections par an, voire quatre en l’espèce, vu que Haider Ackermann est depuis peu également directeur artistique de la marque Berlutti : rien qu’à l’énoncé, le challenge est vertigineux, suppose une créativité inépuisable et protéiforme, impossible en fait. D’où, logiquement, une impression parfois de (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Les femmes fières de Dior
Fashion week : toutes les panoplies sont à Paris
Une femme libérée
Fashion Week : l’envolée Lanvin
Ukraine : la mode éprise de guerre

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages