Nikol Pachinian fait face à l'hostilité des habitants du sud de l'Arménie

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L’opposition arménienne appelle à une grève générale illimitée à partir de midi, heure locale. Le Premier ministre Nikol Pachinian est très critiqué par une partie de la population, après la déroute militaire de l’Arménie face à l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh. À la veille de cette nouvelle mobilisation, le chef du gouvernement s’est frotté à l’hostilité de la population dans le sud du pays.

La visite de Nikol Pachinian dans la région de Syunik aura tourné court. Les manifestants ont bloqué les routes menant à Goris et dans d’autres localités que le Premier ministre avait prévu de visiter.

Il n’aura finalement pu rencontrer que des habitants de Sissian, où l’accueil n’a pas été des plus chaleureux. Dans l’une des églises de la ville, le prêtre a refusé de lui serrer la main et lui a indiqué la sortie. Après cette étape, le Premier ministre a écrit sur son compte Facebook qu’il regagnait Erevan.

Une région frontalière avec l’Azerbaïdjan

Les habitants de cette région du sud de l’Arménie qui partage de nouveau une frontière avec l’Azerbaïdjan, sont inquiets pour leur sécurité. Des localités se trouvent désormais à portée de canon des forces azéries et le processus de délimitation des frontières en cours est tendu.

Arouchan Arouchanian, le maire de Goris avait appelé à manifester contre la venue de Nikol Pachinian, ce qui lui a valu d’être interpellé par la police. Le Comité d'enquête arménien indique que plusieurs affaires criminelles ont été ouvertes contre le maire. Son avocat et son adjointe affirment pour leur part ne pas savoir où se trouve le maire et dénoncent un enlèvement.

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