“Nightmares and Daydreams par Joko Anwar”, Netflix met en valeur l’horreur à l’indonésienne

Rara et Panji, un couple d’un milieu modeste de Jakarta, sont réticents à l’idée de confier la mère de Panji à une maison de retraite située dans un pavillon huppé. Ils s’y résignent finalement, même si le fait que la prise en charge soit gratuite laisse présager que quelque chose cloche. Crève-cœur donne le ton de Nightmares and Daydreams par Joko Anwar, diffusé par Netflix depuis le 14 juin, relate le South China Morning Post. “Écrit et réalisé par Joko lui-même, cet épisode ouvre la série en mode 100 % horreur […] avec une histoire qui nous emporte dans un crescendo délicieusement terrifiant.”

Joko Anwar, 48 ans, s’est imposé ces dernières années comme “l’un des cinéastes les plus importants et les plus influents du cinéma de genre indonésien”, analyse le critique James Marsh dans le journal hongkongais. Dans cette production Netflix, bien qu’il s’agisse du petit écran, il démontre “sa volonté de mettre en avant le cinéma indonésien, tout en donnant un coup de pouce à la nouvelle génération d’auteurs”. C’est pourquoi, selon les épisodes, il laisse la caméra, le scénario ou les deux à d’autres.

Des récits subtilement reliés

Pour autant, “l’influence de Joko est manifeste à chaque plan, elle puise aussi bien dans les productions indonésiennes les plus obscures d’autrefois que dans les franchises qui cartonnent au box-office”, poursuit le SCMP. Et les histoires, qui explorent toutes le fantastique, se déroulent à différentes époques et se concentrent sur différents personnages. Le fil rouge le plus évident est Jakarta, décor des sept épisodes. Mais des liens plus subtils apparaissent ensuite entre les récits.

D’où la conclusion du quotidien de Hong-Kong : Nightmares and Daydreams n’est pas la simple anthologie qu’elle paraît être au premier regard. C’est “une odyssée extrêmement ambitieuse, qui couvre quarante ans d’histoire de l’Indonésie. Mêlant des éléments d’horreur et de science-fiction à des histoires plus ancrées dans le passé mouvementé du pays et dans ses inégalités sociales persistantes, cette série est bien plus que la somme de ses parties.”

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