Le Nigeria débloque une partie des fonds des compagnies aériennes retenus dans ses caisses

Après dix jours de crise, la Banque centrale nigériane a finalement répondu en partie aux demandes des compagnies aériennes internationales, en acceptant de débloquer 265 millions de dollars de fonds retenus dans ses caisses. Abuja contrôle strictement la sortie des capitaux du pays, qui ne peut se faire qu'au compte-goutte.

Avec notre correspondante à Lagos, Liza Fabbian

L'annonce choc d'Emirates Airlines de suspendre ses activités dans le pays à partir du 1er septembre a finalement fait réagir la Banque centrale du Nigeria, qui faisait peu de cas jusque-là des difficultés des compagnies aériennes internationales.

265 millions de dollars de recettes retenus au Nigeria vont être débloqués, alors que l'Association des transporteurs internationaux estime à plus de 465 millions de dollars le total des fonds retenus dans le pays.

Dans un communiqué publié vendredi, la Banque a rappelé qu'elle n'empêche aucune entreprise de faire sortir son argent du Nigeria, mais que cette sortie doit se faire « de manière ordonnée ».

Confrontée à une crise de liquidité, la Banque centrale restreint l'accès aux devises, notamment pour stabiliser la monnaie nationale, le naira, très attaquée et dont le taux de change officiel est maintenu artificiellement.

Cette politique a de lourdes conséquences dans le secteur du transport aérien puisque les compagnies ont beaucoup de dépenses au siège, dans leur pays d'origine, notamment pour leurs achats de carburant.


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