Nigeria : cinq ans après l'enlèvement des lycéennes de Chibok, "la mobilisation est retombée" déplore un spécialiste de l'Afrique

franceinfo
Thomas Hofnung, le chef de la rubrique International sur le site "The Conversation", était l'invité de franceinfo dimanche.

"La mobilisation est retombée" déplore le spécialiste de l'Afrique Thomas Hofnung, cinq ans après l'enlèvement par Boko Haram des lycéennes de Chibok au Nigeria. Selon le chef de la rubrique International sur le site "The Conversation", une centaine de jeunes filles sont toujours portées disparues et la menace terroriste est toujours importante mais "localisée".

franceinfo : cinq ans après l'enlèvement des 300 lycéennes de Chibok, certaines ont pu s'échapper, certaines ont été libérées après négociations mais 112 familles sont toujours sans nouvelles de leurs filles ?

Thomas Hofnung : Oui, plus d'une centaine de ces jeunes filles sont toujours portées disparues et on pense que certaines d'entre elles se trouvent aujourd'hui dans un pays limitrophe du Nigéria, au Cameroun. Visiblement elles ont été mariées de force aux combattants du groupe Boko Haram.

Parmi celles dont on est sans nouvelle, certaines ont pu être tuées lors de bombardements et d'autres converties aux croyances du groupe ?

Converties sous la contrainte, oui, puisqu'elles ont été enlevées. Boko Haram est un groupe qui manie, comme d'autres groupes terroristes, la vidéo pour donner des nouvelles et pour terroriser. L'idée c'est vraiment de montrer que ce groupe garde un pouvoir de nuisance alors qu'il est plutôt affaibli.

Cinq ans plus tard, est-ce que la cause de (...)

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