Nigeria : une campagne sur Twitter réclame justice pour les femmes violées

Jacques Deveaux

Le viol et le meurtre d'Uwa Omozuwa, le 13 mai dernier, ont été le moteur d'un mouvement de protestation sur les réseaux sociaux. La jeune femme de 22 ans, étudiante à l'université de Bénin City, au sud du pays, a été retrouvée dans l'église où elle se rendait pour étudier au calme, "à moitié dévêtue et baignant dans son sang". Elle est décédée 18 jours plus tard à l'hôpital où elle avait été transférée.

("Arrêtez de violer les femmes, arrêtez de tuer les femmes, vous n'avez aucun droit sur nos corps")

Un meurtre qui fait suite au viol de Jennifer, 18 ans, à Narayi dans l'Etat de Kaduna. Elle avait été piégée sur Facebook par ses agresseurs en avril dernier. Un viol collectif perpétré par cinq individus. L'information a circulé sur les réseaux sociaux que ces hommes n'étaient pas poursuivis par la justice et qu'ils voulaient payer un dédommagement à leur victime en échange de l'abandon des poursuites.

Information non recoupée, mais qui a soulevé l'indignation. Et finalement deux des agresseurs présumés ont été arrêtés, grâce à la pression populaire, avancent certains.

Laxisme policier

Le (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi