Nigeria: les autorités critiquées au lendemain de l'enlèvement de 73 étudiants

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Les efforts se poursuivent pour tenter de libérer plus de 70 lycéens enlevés mercredi dans l'État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria. L'enlèvement de 73 élèves du lycée de Kaya, par des hommes armés, était l'énième visant les établissements scolaires en quelques mois. La sécurité a depuis été renforcée dans le village de Kaya et ses environs pour prévenir d'autres attaques. Des efforts qui, pour certains, arrivent bien tard.

Depuis l'enlèvement, les autorités de l'État de Zamfara ont imposé des restrictions sur les déplacements routiers la nuit et ont fermé temporairement les écoles primaires et secondaires. Mais cela ne suffit pas à calmer l'opinion publique, très critique contre l'inaction du gouvernement. D'autant plus que le lycée où les élèves ont été kidnappés se trouvait à quelques kilomètres à peine du siège des autorités locales de Maradun.

Selon le récit d’un témoin recueilli par RFI, il n'y avait aucune présence sécuritaire : « Les bandits sont arrivés vers 11h25. Au moment où je vous parle, trois de mes enfants se trouvent parmi les victimes. Il n'y avait pas de personnel de sécurité présent. Maintenant que je suis arrivé à la résidence de notre chef traditionnel, j'ai rencontré deux policiers à moto et le commissaire divisionnaire de la police. Ils sont arrivés avec deux autres véhicules, en compagnie de militaires. Après avoir identifié le nombre d'étudiants kidnappés, ils sont tous partis », explique-t-il.

Des hommes armés en toute liberté, selon une vidéo

Donc, selon ce témoin, la police n'était pas présente avant l'enlèvement, et après les faits, elle n'est toujours pas là. De son côté, la police indique faire des efforts pour garantir la libération des étudiants.

En réponse aux critiques, le porte-parole de la police, Mohammed Shehu, « ne veux pas commenter (la) stratégie opérationnelle contre les bandits ». « Tout ce que je sais, c'est que la police, en concours avec l'armée, intensifie ses efforts rigoureux pour assurer non seulement la libération des étudiants, mais aussi la protection totale des vies et des biens de tous les habitants de l'État de Zamfara », explique-t-il.

Dans une vidéo partagée par le chef adjoint du gouverneur de l'État de Zamfara, on aperçoit pourtant des hommes armés en toute liberté, exprimant leur force, et narguant complètement les autorités. Cet été, le gouverneur de l'État de Zamfara, Bello Mattawale, a appelé ses habitants à se défendre eux-mêmes contre les bandits, sans attendre la police.

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