Nigeria : il y a 50 ans, s'achevait la guerre du Biafra, conflit "oublié" des livres d’histoire

franceinfo Afrique

"Fine moustache et grand sourire, le général Gowon (président du Nigeria, NDLR) serre chaleureusement la main du représentant officiel des sécessionnistes biafrais, Philip Effiong, et lui adresse un sonore 'Welcome back, Philip'", raconte Jeune Afrique. La scène se passe le 15 janvier 1970 au quartier général de Dodar, près de Lagos, alors capitale du Nigeria. Elle met fin à la guerre du Biafra (sud-est), l’un des conflits les plus meurtriers du XXe siècle, qui a fait plus d’un million de morts, voire deux, et des millions de déplacés.

Conflit d’une rare atrocité

La guerre avait commencé 28 mois plus tôt, le 30 mai 1967 : des généraux de l’ethnie igbo, troisième communauté du Nigeria avec les Yorubas et les Haoussas, avaient alors proclamé l’indépendance de leur province qui regroupait environ 10% des habitants du pays, en majorité chrétiens. Ceux-ci "se sentaient exclus de la vie socio-politique", rapporte Le Point, notamment après l’assassinat en 1966 du général Thomas Aguiyi-Ironsi, le seul président d’origine igbo. Dans le même temps, la partie orientale du Nigeria "est la région la plus riche en ressources agricoles, minières et avant tout pétrolières". Elle est donc forcément vitale pour le pouvoir de Lagos, dominé par les musulmans du Nord.

Les richesses du sous-sol, "manne et malédiction" du Nigeria, attisent alors déjà les convoitises étrangères : (...)

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