Niger: le président Bazoum aurait joué un rôle central dans la libération de Suellen Tennyson

Au Sahel, la libération d'une religieuse américaine, la semaine dernière, est le fruit de négociations entre les autorités nigériennes et le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans. La sœur Suellen Tennyson, 83 ans, qui avait été enlevée en avril dans le centre-nord du Burkina Faso, était détenue par le groupe, présent de part et d'autre de la frontière avec le Niger. Selon plusieurs sources, la volonté de négociation est venue de la présidence nigérienne elle-même.

D'après les informations de notre confrère de France 24 Wassim Nasr, spécialiste des groupes jihadistes, les négociations pour la libération de Suellen Tennyson se sont faites en deux temps.

Le cabinet présidentiel de Mohamed Bazoum était à la manœuvre, avec un premier contact établi au mois de juillet. Un émissaire, proche du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (Jnim dans son acronyme arabe), rencontre un émir présent dans l'est du Burkina et ouvre une ligne de communication.

Quelques semaines plus tard, cet émissaire est arrêté par l'armée nigérienne, qui ignore tout du processus en cours et de son implication. L'émir du Jnim décide alors de faire un geste, et libère l'otage américaine.

Cette libération est le premier succès majeur de la politique de négociation des autorités nigériennes avec les terroristes, amorcée depuis plusieurs mois. Le président Mohamed Bazoum avait comme objectif d’inviter les jihadistes à déposer les armes.


Lire la suite sur RFI