Niger: la menace Boko Haram et la sécurité au coeur des élections

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Pas de trêve à l'occasion de la campagne électorale au Niger. Alors que les Nigériens sont appelés ce dimanche 27 décembre à élire leur président et leurs députés, les jihadistes font parler d'eux, dans la région du lac Tchad et à la frontière avec le Mali. Les leaders politiques en campagne font du problème de la sécurité un de leurs principaux thèmes.

Avec notre correspondant à Niamey, Moussa Kaka

Malgré un bon déroulement de la campagne sur l'ensemble du Niger, les jihadistes se sont invités dans la danse. Ils ont mené deux attaques ces derniers jours. Dans la première, à Toumour dans le la région du lac Tchad, Boko Haram a massacré 34 civils, tous des réfugiés nigérians, le 13 décembre. Dans la seconde, en début de semaine non loin de la frontière malienne, une patrouille de l'armée est tombée dans une embuscade : cinq soldats et quatre jihadistes ont été tués.

Il n'y a pas de trêve durant les élections. Du coup, tous les candidats ont fait de la sécurité un des principaux thèmes de leur campagne. Chacun a proposé ses solutions pour résoudre la crise sécuritaire, des meilleures conditions de vie des soldats à l'augmentation des effectifs et des salaires, en passant par des achats importants de matériel militaire.

L'un des candidats propose d'améliorer la transparence de la gestion des ressources, afin d'éviter des détournements de fonds. Une allusion à l'audit du ministère de la Défense nationale, qui a révélé le détournement de plusieurs dizaines milliards de francs CFA.

Les forces de défense et de sécurité ont assure toutes les escortes des candidats, souvent dans des endroits reculés. Aucun cortège de leader n'a été inquiété, selon nos informations. Mais dans certaines zones, en état d'urgence et en perpétuelle insécurité, de nombreux villageois nigériens risquent de ne pas voter.