Niger: la Maison de la presse salue la modification de la loi sur la cybercriminalité

Le gouvernement nigérien a annoncé, à l'issue d'un Conseil des ministres mercredi 27 avril, sa décision de modifier la loi sur la cybercriminalité. Les délits de diffamation et d'injure vont être dépénalisés. La Maison de la presse, qui avait dénoncé une loi nocive à la liberté de la presse, approuve ce choix.

Mohamed Bazoum, le président du Niger, l'a confirmé lui-même sur Twitter : lors du Conseil des ministres qui s'est tenu mercredi 27 avril, il a été décidé de modifier la loi sur la cybercriminalité. Avec ces changements, « les délits de diffamation et d’injure (sur les moyens de communication électroniques tels que les réseaux sociaux, ndlr) ne conduisent plus à la prison mais exposent à des amendes », a indiqué le chef de l'État.

Le projet de loi doit maintenant être transmis à l'Assemblée nationale. La loi sur la cybercriminalité, adoptée en 2019, était très critiquée par plusieurs organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse. Plusieurs journalistes et blogueurs ont déjà été poursuivis.

Souleymane Brah, secrétaire à la communication de la Maison de la presse du Niger, salue une avancée pour la liberté de la presse. Il entend veiller à ce que ces modifications soient appliquées : « On a toujours dénoncé cette loi (...) comme une loi liberticide. Elle ne favorise pas la sécurité de la presse au Niger. Beaucoup de confrères ont été interpellés, comme Moussa Aksar. Le gouvernement a compris qu'il y a une nécessité d'aller vers la promotion de la liberté de la presse au Niger », explique-t-il.

« Il faut quand même veiller qu'il y ait une pleine application de ces textes », prévient aussi Souleymane Brah, qui est favorable à une meilleure formation des journalistes à l'utilisation des réseaux sociaux. « Il faut que les journalistes fassent leur travail de la manière la plus professionnelle, et qu'ils soient responsables », insiste-t-il.

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