Le Niger, du deuil à la riposte sécuritaire

Par Le Point Afrique (avec AFP)
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Cette double attaque, qui a fait 70 civils tués à Tchombangou et 30 autres à Zaroumdareye selon un bilan officiel, a été perpétrée par plus d'une centaine de terroristes arrivés à moto.
Cette double attaque, qui a fait 70 civils tués à Tchombangou et 30 autres à Zaroumdareye selon un bilan officiel, a été perpétrée par plus d'une centaine de terroristes arrivés à moto.

Le Niger va porter le deuil durant trois jours et renforcer son dispositif sécuritaire dans la zone frontalière du Mali. C'est le ministre de l'Intérieur qui l'a annoncé ce lundi 4 janvier, soit deux jours après la plus meurtrière attaque djihadiste contre des civils au Sahel. Samedi, cent civils ont été tués dans deux villages de l'ouest du Niger, le plus lourd bilan d'une attaque contre des civils attribuée à des djihadistes, selon l'ONG ACLED, qui répertorie les violences dans la région.

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Vers un renforcement des forces de sécurité dans l'Ouest

Aucune revendication officielle n'a été émise après cette attaque survenue entre les deux tours de la présidentielle au Niger concernant la pose d'une mine artisanale qui a tué le même jour deux soldats français à Ménaka, dans le nord-est du Mali, à quelques centaines de kilomètres plus au nord, de l'autre côté d'une frontière très poreuse. « Nous avons décrété trois jours de deuil national [?], au niveau sécuritaire nous allons renforcer le dispositif » en augmentant notamment le nombre de soldats sur le terrain, a affirmé à l'AFP le ministre Alkache Alhada, à l'issue d'un Conseil national de sécurité exceptionnel, dirigé par le président Mahamadou Issoufou. Le ministre a aussi annoncé la tenue de forums pour apaiser les tensions entre communautés et le don de nourriture aux populations touchées. L'attaque a eu lieu dans la zone dite des « t [...] Lire la suite