Niger: déploiement des forces de sécurité pour empêcher une manifestation du M62

La marche pacifique suivie de meeting que projetait d'organiser ce mercredi matin un collectif de la société civile est interdite à Niamey. Les organisateurs décident donc d'attaquer l'arrêté municipal en justice, qui confirme également l'interdiction. Résultat : aucun manifestant ce matin dans les rues de Niamey. La société civile entendait protester contre la vie chère, la présence des forces Barkhane au Niger et la hausse du prix du gazole.

Avec notre correspondant à Niamey, Moussa Kaka

En interdisant la marche pacifique suivie du meeting que projetait d'organiser le M62, la ville de Niamey s'est dotée de tous les moyens sécuritaires pour faire respecter l'arrêté municipal.

C'est au petit matin que toutes les places sensibles, lieu du rassemblement et le parcours des manifestants ont été occupés par les forces de l'ordre, la police et la garde nationale. Dans les rues de Niamey, où les habitants vaquent à leurs occupations, aucun attroupement de manifestant n'est visible. Le M62, qui se dit respectueux de la loi, dit prendre acte de cette décision de la justice et décide de poursuivre la lutte autrement.

Le mouvement décide en lieu et place de la manifestation interdite d'organiser une journée de jeûne et trois jours de prière à partir de mercredi. Selon Abdoulaye Seydou, président du M62, le mouvement décide de lancer une pétition en ligne contre la présence des forces Barkhane au Niger, la cherté de la vie et l'augmentation du prix à la pompe du gazole.

Enfin, le M62 projette d'organiser une marche pacifique dite de la dignité, le 18 septembre prochain. En appelant les citoyens, les syndicats et les partis politiques à une mobilisation générale, le M62 affirme haut et fort qu'il jouera sa partition.


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