Le Niger débordé par le terrorisme djihadiste

Par Le Point Afrique
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La région de Tillabéri, située dans la zone dite « des trois frontières », aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso, est régulièrement frappée par les groupes djihadistes.
La région de Tillabéri, située dans la zone dite « des trois frontières », aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso, est régulièrement frappée par les groupes djihadistes.

Alors que l'élection du nouveau président Mohamed Bazoum élu le 21 février vient d'être validée par la Cour constitutionnelle, et qu'il doit très prochainement s'installer au pouvoir, le pays est loin d'être à la fête. Et la transition démocratique qui s'annonce comme inédite au Niger, habitué des coups d'État, semble balayée par les deuils nationaux qui rythment désormais le quotidien des Nigériens. Il faut dire que les attaques récurrentes des groupes armés islamiques illustrent une évolution peu rassurante sur le terrain du terrorisme, le plus grand défi auquel va être confronté le nouveau chef de l'État à un moment charnière de l'histoire du pays.

En moins d'une semaine, le Niger a été frappé dans sa partie ouest proche du Mali par les attaques les plus meurtrières commises ces dernières années qui ont fait près de deux cents morts. Elles n'ont pas encore été revendiquées, mais il ne fait aucun doute que les djihadistes du groupe État islamique au Grand Sahara sont derrière ces actes. Ils ont déjà commis des tueries semblables dans la région. « Dans l'après-midi du dimanche 21 mars, les localités d'Intezayane, Bakorat, Woursanat et plusieurs autres hameaux et campements situés dans le département de Tillia, région de Tahoua, ont fait l'objet d'une attaque perpétrée par des bandits armés » qui a « entraîné la mort de 137 personnes », a confirmé lundi soir le gouvernement nigérien. « En prenant dorénavant systématiquement les populations civiles pour cibl [...] Lire la suite