Niger : les attaques djihadistes vident les villages

·1 min de lecture
Sur les gradins de l'Arène de lutte traditionnelle, les villageois qui ont fui sous la menace des djihadistes patientent en attendant que la situation s'améliore. 
Sur les gradins de l'Arène de lutte traditionnelle, les villageois qui ont fui sous la menace des djihadistes patientent en attendant que la situation s'améliore.

Avec l'arrivée en quelques jours à Tillabéri, capitale régionale à 100 kilomètres de Niamey, de 11 000 personnes fuyant les groupes djihadistes qui écument la bande frontalière avec le Mali, les autorités nigériennes sont brutalement confrontées au risque d'abandon de villages entiers dans la région occidentale du pays. Celle-ci subit la pression de l'État islamique au Grand Sahara depuis quelques années déjà, et les autorités nigériennes ne parviennent pas à reprendre totalement le contrôle, malgré les centaines de djihadistes tués par Barkhane depuis la fin de l'année 2019.

Carte portant rapport de situation sur le Niger le 18 mai. © Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA)

Pressentant le danger d'un exode à une encablure de la capitale, le ministre de l'Intérieur, flanqué de son homologue de la Défense et d'une bonne partie de l'état-major de l'armée et de la gendarmerie nigérienne, a fait le déplacement à Tillabéri pour s'enquérir de la situation, montrer aux villageois que leur sécurité est la préoccupation principale du gouvernement, mais aussi pour les inciter à retourner dans leurs villages en dépit de l'ultimatum djihadiste. « Nous connaissons les raisons pour lesquelles vous êtes ici. Nous sommes ici devant vous pour vous soutenir et vous dire que vos autorités ne vont jamais vous abandonner », a déclaré en langue zarma le ministre de l'Intérieur, Alkache Alhada, qui a ajouté que « les militaires sont déjà en train de sécuriser la [...] Lire la suite