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Nicole Belloubet nommée ministre de l’Éducation nationale, une « anti-Attal » rue de Grenelle

En 2017, Nicole Belloubet, telle une chevalière de la justice, avait pris les rênes du ministère, succédant à un François Bayrou englué dans des tracas judiciaires. Aujourd'hui, elle réitère l'exploit, cette fois au ministère de l'Éducation nationale, prenant le flambeau après le passage éclair d'Amélie Oudéa-Castera, qui n'a foulé le sol de la rue de Grenelle que durant 28 jours. En choisissant Belloubet, ancienne garde des sceaux, Emmanuel Macron et Gabriel Attal parient sur une femme de gauche, techno et pas très politique.

Née le 15 juin 1955 à Paris, Belloubet s'est distinguée dans le domaine académique en tant que professeure d'université, spécialisée en droit public et histoire du droit à l'Université Panthéon-Assas ainsi qu'à l'Université Panthéon-Sorbonne. Elle a occupé les postes de rectrice aux académies de Limoges et de Toulouse, renforçant son expertise dans la gestion de l'éducation.

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Elle a entamé sa carrière politique au sein du Parti socialiste, s'impliquant initialement dans la politique locale. Belloubet a été première adjointe au maire de Toulouse, responsable de la culture, et a siégé au conseil régional de Midi-Pyrénées. Son engagement en faveur de l'éducation et de l'enseignement supérieur est évident, comme en témoignent ses rapports sur les violences sexistes et sexuelles dans les établissements scolaires et sur le futur des...


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