Nicolas Sarkozy condamné dans l'affaire Bygmalion, la droite le soutient

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La droite vole au secours de Sarkozy (ici en septembre 2018) après sa condamnation (Photo: Gonzalo Fuentes via Reuters)
La droite vole au secours de Sarkozy (ici en septembre 2018) après sa condamnation (Photo: Gonzalo Fuentes via Reuters)

POLITIQUE - “Soutien et amitié.” Voilà les mots de la droite à l’égard de Nicolas Sarkozy après sa condamnation, ce jeudi 30 septembre, à un an de prison ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans le dossier Bygmalion. Une décision dont il va faire appel.

Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Renaud Muselier, Christian Jacob... nombreux sont ceux à réagir sur les réseaux sociaux, avec plus ou moins de prudence. Ou de virulence, alors que l’ancien chef de l’État a écopé de la peine maximale encourue, supérieure aux réquisitions du parquet qui avait proposé un an de prison dont six mois avec sursis.

Si certains, dans l’état-major des Républicains, n’hésitent pas à critiquer la décision rendue par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, les prétendants à l’élection présidentielle apparaissent plus mesurés.

“J’ai été fière d’appartenir à son gouvernement et de sa confiance”

“Dans ces circonstances si difficiles pour lui, je veux redire mon amitié et mon estime au Président Nicolas Sarkozy”, écrit ainsi Xavier Bertrand sur Twitter, dans un message posté quelques minutes après la lecture du jugement. Il sait pouvoir compter sur mon soutien. Il va faire appel de cette décision, je le comprends pleinement. Je forme le vœu que la vérité se fasse en appel.”

Même tonalité pour Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, qui redit sa “fierté” d’avoir été ministre pendant son quinquennat. “Nicolas Sarkozy a été un grand Président de la République. J’ai été fière d’appartenir à son gouvernement et de sa confiance. Je sais qu’il se battra jusqu’au bout pour défendre son honneur et je lui adresse aujourd’hui un message d’amitié”, réagit celle qui espère porter les couleurs de son camp à la prochaine élection présidentielle.

Pour les plus offensifs, le sénateur vendéen Bruno Retailleau critique “une sévérité aussi inhabituelle qu’exorbitante”, toujours sur les réseaux sociaux, quand le président des Républicains, Christian Jacob parle, de son côté, d’une “décision de justice qui ne va pas manquer de choquer beaucoup de nos compatriotes.”

Dans le même esprit, Gilles Platret, un des vice-présidents du parti s’agace de voir les “juges” aller “au-delà des réquisitions du procureur.” “Ah si seulement toutes les racailles de nos banlieues étaient traitées avec autant de sévérité pour leurs faits de violence et de vol”, écrit-il, en réaction à la condamnation de l’ancien président de la République pour la deuxième fois en un an.

Julien Bayou: “La racaille c’est lui”

À gauche, les messages sont bien plus rares. Julien Bayou, qui accompagne Yannick Jadot en Savoie pour son premier déplacement comme candidat EELV, s’est fendu d’un tweet en reprenant un message de Nicolas Sarkozy lequel prônait, en 2014, une forme de sévérité maximale pour les délinquants multi-récidivistes.

“Sarkozy à nouveau condamné. Se rendra-t-il de lui même en prison lui qui était si féru de peines planchers et automatiques?”, a ainsi ironisé le patron de la formation écolo, avant d’ajouter: “finalement la ‘racaille’ c’est lui.”

Même référence pour le député insoumis Loïc Prud’homme. “Vous en avez marre de cette bande de racailles? On va vous en débarrasser”, a-t-il écrit sur Twitter, reprenant la phrase “choc” prononcée par Nicolas Sarkozy en 2005, quand il était ministre de l’Intérieur.

Sa collègue Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis a, quant a elle, ironisé sur “la geôle où Sarkozy va réaliser sa peine d’un an pour financement illégal de sa campagne, grâce à l’aménagement de sa peine” en publiant une photo de la Villa Montmorency, dans le XVIe arrondissement de Paris, la résidence de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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