Nicolas Mayer-Rossignol : «Je veux apporter un renouveau au PS»

© Charly Triballeau

Le maire de Rouen, encore inconnu du grand public, veut incarner une ligne ni pro-Nupes, ni totalement anti. Soutenu par une partie de la relève socialiste (la présidente de la région Occitanie Carole Delga, le maire de Montpellier Michaël Delafosse…), il l’est aussi par Anne Hidalgo et François Hollande… Entretien avec un équilibriste.

Moins de 24.000 militants ont voté jeudi dernier pour départager les lignes politiques du Parti socialiste. Le ton de la campagne pour devenir Premier secrétaire, entre Olivier Faure et vous, est musclé. Y a-t-il un risque de scission ?
Nicolas Mayer-Rossignol. Bien sûr, ça se passe même depuis plusieurs années. On avait 200.000 militants il y a quelques années, on a eu 20.000 votants lors du dernier vote, jeudi. Ça n’est pas une réussite même si ça n’est pas le fait d’un seul homme. Ça date de 2014-2015. J’ai soutenu Olivier Faure en 2017-2018, car à l’époque il a eu le mérite de restructurer le parti. Mais faisons un bilan : au bout de cinq ans, y a-t-il plus de militants ? Non, on en a perdu beaucoup. A-t-on gagné des élections ? Non, on en a perdu beaucoup et pour certaines, de façon catastrophique…

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Parmi les score catastrophiques, il y a celui récolté par Anne Hidalgo, à la dernière présidentielle (1,75 %), qui vous soutient…
Bien sûr. Mais ce serait malhonnête de dire que c’est la faute d’un seul, ça le serait aussi ...


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