Nicolas Dupont-Aignan, un souverainiste en quête d'espace

Libération.fr
Nicolas Dupont-Aignan en meeting à la maison de la Chimie, à Paris, ce jeudi.

En meeting à Paris ce jeudi soir, le candidat de droite a usé d'une rhétorique radicale pour échapper au peloton des «petits candidats».

Y croire. Ses 500 parrainages en poche, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est désormais assuré de prendre part à l’élection présidentielle. Mais pas d’y jouer les premiers rôles, contrairement aux optimistes prévisions de l’autoproclamé avocat de la «majorité silencieuse». En meeting ce jeudi soir à la maison de la Chimie, à Paris, le président de Debout la France (DLF) a tenté de séduire un public en quête de rupture, mais que ne tenteraient ni François Fillon ni Marine Le Pen. Quitte à concurrencer cette dernière sur le terrain de la radicalité. 

«Nous faisons peur au système car il sait que nous pouvons l’abattre, a proclamé le maire de Yerres (Essonne) devant un millier de sympathisants. Je suis le seul qui puisse unir les millions de voix perdues de l’abstention avec l’écrasante majorité des patriotes qui ont compris qui était M. Fillon, et l’écrasante majorité des électeurs républicains de Madame Le Pen.» Valorisant l'autorité et le patriotisme, le candidat a promis de «récupérer les pouvoirs» délégués au niveau européen, y compris celui de battre monnaie : «De Trump à Poutine, on saura que la France ne se couche plus.» 

S'indignant que «l’Etat pénalise celui qui travaille et favorise celui qui se laisse aller», il a promis de généreuses baisses d'impôts et souhaité que «chaque titulaire du RSA donne un jour par semaine à la collectivité». Le président de DLF a enfin dénoncé avec virulence le «communautarisme» : «Personne n'est obligé de venir vivre en France pour y imposer ses coutumes et ses archaïsmes. […] C'est la République ou le charter !» Ou encore les lointaines îles Kerguelen, où le candidat se propose d'implanter un centre de rétention pour les ex-jihadistes français.

«Responsable» ou outrancier?

Cette radicalité semble être le moyen choisi par Nicolas Dupont-Aignan pour échapper au (...)

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