Nicolas Dupont-Aignan dévoile en direct des SMS d'un "patron de presse" justifiant sa "censure"

Geoffroy Clavel
Nicolas Dupont-Aignan dévoile en direct des SMS d'un "patron de presse" justifiant sa "censure"

PRESIDENTIELLE 2017 - C'était le coup d'éclat du grand oral des 11 candidats à l'élection présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan avait promis qu'il dévoilerait un jour les pressions reçues pour ne pas faire campagne. "Un jour je publierai des SMS ahurissants", avait-il menacé faisant référence à des messages l'encourageant à renoncer. Il s'est exécuté.

"Est-ce que je peux vous lire ce que m'a envoyé un grand patron de presse français, industriel, au service d'un candidat? Je veux lire pour que les Français sachent ce qu'il y a derrière les coulisses et pourquoi notre démocratie ne fonctionne plus", a entamé le candidat de Debout la France en dessinant en creux le portrait de Serge Dassault, propriétaire du très influent quotidien conservateur Le Figaro et sénateur Les Républicains.

Commence alors un dialogue par messages interposés:

- Le boycott de mon journal n'est que la conséquence de ton attitude contre Fillon et ce n'est pas restant dans ton coin que tu y arriveras mais en étant dans une équipe gouvernementale. Il vaut mieux manger une soupe que du pain rassis.

- Je suis scandalisé que tu assumes ce boycott.

- Cela n'arrivera plus quand tu cesseras de combattre Fillon.

- C'est de la censure.

- Si tu changes d'avis, il n'y aura plus de censure je te le promets.

Avant de dévoiler ces échanges, Nicolas Dupont-Aignan s'était plaint du traitement médiatique réservé à Emmanuel Macron, très présent en Une des magazines. "Est-ce que vous croyez que M. Macron aurait eu toutes ces couvertures de magazine pendant des mois s'il ne servait pas des intérêts ? Tous les Français ont compris qu'il y avait un candidat chouchou !", a-t-il encore accusé.

Le député-maire de Yerres (Essonne) avait auparavant critiqué les "médias détenus par des puissances d'argent, les inégalités de temps de parole", lui qui avait quitté le plateau de TF1 en mars pour dénoncer sa non-invitation lors d'un débat à cinq candidats.

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