Nicola Sirkis (Indochine) : « Je ne chante pas faux ! »

Par Florent Barraco
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Nicola Sirkis chez Thierry Ardisson.
Nicola Sirkis chez Thierry Ardisson.

La vie du groupe Indochine n'a pas été un long fleuve critique : un démarrage spectaculaire avec des succès phénoménaux (« L'Aventurier », « Canary Bay », « Trois nuits par semaine »), des critiques acerbes, une relative traversée du désert (terribles années 1990), un retour triomphal (J'ai demandé à la lune) et un statut de groupe iconique. En avril 1989, Nicola Sirkis, le leader du groupe, est l'invité de Lunettes noires pour nuit blanche (une émission disponible sur la chaîne INA ArdiTube) et Thierry Ardisson, qui a découvert Indochine au Rose bonbon en 1981, ne va pas hésiter à le titiller.

Sur une bande-son « made in Boney M », l'animateur revient sur les critiques que subit le groupe depuis une décennie alors que le public répond présent. « Quel est le plus important ? répond-il. C'est mieux de jouer devant du public que des critiques. » « J'ai vraiment du mal à expliquer ce qu'on fait. Personne ne comprend les textes, se marre Nicola Sirkis. Ce n'est pas très grave. »

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« Une sorte de mayonnaise »

Une des critiques faites par les nombreux contempteurs d'Indochine est le chant du leader qui ne serait pas conventionnel. « Je n'ai pas une voix avec un timbre musical à l'intérieur, mais je ne chante pas faux dans le sens où les notes sont jours. Et puis I don't care Albert. » Et la musique dans tout ça ? Rock ou pas rock ? New Wave à la française ? « J'en ai rien à foutre de la crédibilité rock, lance Sir [...] Lire la suite