"Nickel Boys" : Colson Whitehead poursuit son exploration de l'histoire de la violence raciale aux Etats-Unis avec la littérature comme arme

Laurence Houot
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Avec Nickel Boys, Colson Whitehead poursuit son exploration de la part sombre de l'histoire de son pays, s'attaquant cette fois à l'histoire de l'Amérique ségrégationniste des années 60. Avec ce roman édifiant, publié aux éditions Albin Michel en France le 20 août dernier, il a reçu pour la seconde fois le Prix Pulitzer, qui avait déjà couronné en 2017 son roman Underground Railroad (Albin Michel, 2017)

L'histoire : Elwood Curtis grandit en Floride dans les années 60. Après le départ et la disparition définitive de ses parents, il est élevé par Harriet, sa grand-mère. C'est elle qui éveille sa conscience politique, en lui parlant du combat de Martin Luther King. "Le cadeau qu'Elwood reçut pour Noël en 1962 fut le plus beau de sa vie, même qu'ils mit dans sa tête des idées qui signèrent sa perte". L'enfant écoute en boucle les discours du Révérend King. Il nourrit aussi sa conscience en feuilletant les magazines du bureau de tabac de monsieur Marconi, où il travaille à partir de ses treize ans, en observant autour de lui les manifestations de la ségrégation : aucun client noir ne passe la porte de l'hôtel où travaille sa grand-mère. Il y a les bus pour les Blancs, et ceux pour les Noirs, pareil pour les écoles, les lycées, les universités… (...)

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