Nick Tosches, écrivain et historien du rock, est mort

Stacie Arena
Nick Tosches avait publié son dernier roman

DÉCÈS - Il était considéré comme une encyclopédie du rock. Totalement déjanté dans la plupart de ses apparitions, Nick Tosches, révélé à la fin des années 1960, est mort à l’âge de 69 ans ce dimanche 20 octobre à son domicile new-yorkais, comme l’a annoncé le New-York Times.

L’écriture décomplexée de Nick Tosches, aussi drôle que piquante qui lui vaudra le surnom de “braillard” pour ses nombreux coups de gueule, a trouvé sa place dans les revues rock apparues à la fin des années 1960 comme Rolling Stone, Creem ou Fusion. Après une jeunesse marquée par les drogues, les excès et les jobs alimentaires, Nick Tosches a finalement trouvé sa voie dans l’écriture. Il sort son premier livre en 1977, “Country, les racines tordues du rock’n roll”.

Mais le livre de la consécration, qui lui a valu sa place au rang des écrivains de référence de la scène rock, c’est “Hellfire”, qui n’est autre que la biographie de Jerry Lee Lewis, publiée en 1982. 

“J’ai passé ma jeunesse à boire, prendre des drogues et baiser à droite, à gauche”

Nick Tosches s’était rendu à Paris en 2001 pour découvrir la grande exposition sur les années pop à Beaubourg mais également pour lire ses textes sur scène, accompagné d’un violon, d’une clarinette et des accords endiablés de Patti Smith, son amie de longue date.

Une occasion aussi de se confier au Monde dans une interview où l’auteur était revenu sur ses travers: “J’ai passé ma jeunesse à boire, prendre des drogues et baiser à droite, à gauche. J’ai commencé à fumer des clopes et à boire à la même époque, vers douze ans. Ensuite je suis passé à l’herbe et aux cachets. J’alternais les amphétamines et les calmants, j’adorais tous les trucs qu’on ne trouve plus aujourd’hui. Je ne prends presque plus d’héroïne, pas plus de trois fois par an.” 

Nick Tosches emporte avec lui des œuvres mythiques comme “Dino, la belle vie dans la sale industrie du rêve”, la biographie de Dean Martin publiée en 2001, ou encore de nombreux polars comme “Trinités” et “La Religion...

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