A Nice, le procès de Patricia "la veuve noire de la Riviera"

A Cannes, en 2011, Patricia Dagorn pose sur le yacht où elle aurait vécu un mois et demi avec l'une de ses conquêtes masculines.

Des petites annonces ciblant des hommes jusqu'à 80 ans et plus, puis des médicaments, de l'alcool et des cajoleries, et une bonne dose d'aplomb pour obtenir des procurations, des chèques ou des legs en sa faveur: c'est ce cocktail délétère, fatal à deux hommes selon le parquet, qui est reproché à l'accusée de 57 ans.

Présentée par l'accusation comme une empoisonneuse en série venue piéger de riches veufs de la Côte d'Azur, Patricia Dagorn comparaît lundi à Nice pour assassinat, empoisonnement et administration de substances nuisibles à quatre vieux messieurs, dont deux sont morts dans des conditions suspectes. Des petites annonces ciblant des hommes jusqu'à 80 ans et plus, puis des médicaments, de l'alcool et des cajoleries, et une bonne dose d'aplomb pour obtenir des procurations, des chèques ou des legs en sa faveur: c'est ce cocktail délétère, fatal à deux hommes selon le parquet, qui est reproché à l'accusée de 57 ans.

Incarcérée depuis 2012 et déjà condamnée à 5 ans de prison en 2013 en Haute-Savoie pour vol, escroquerie et séquestration dans une affaire similaire, Patricia Dagorn risque cette fois la perpétuité devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes. "Elle conteste l'intégralité des faits reprochés, même les vols", indique Me Georges Rimondi, son avocat qui plaidera l'acquittement de celle qui est parfois surnommée "L'Empoisonneuse" ou "La Veuve noire de la Côte d'Azur". "Elle a hâte de pouvoir s'expliquer", assure son second avocat Me Cédric Huissoud, décrivant une femme très éprouvée par la prison.

L'enquête de personnalité menée pendant l'instruction a décelé chez l'accusée une attitude vénale et sans scrupule, un psychiatre la comparant à Marie Besnard, accusée d'avoir empoisonné 12 personnes à Loudun (Vienne) et acquittée en 1961 dans une affaire restée une des plus grandes énigmes judiciaires françaises. Les soupçons se sont portés une première fois sur Patricia Dagorn en juillet 2011, après la découverte dans un hôtel meublé de Nice du cadavre d'un sexagénaire, un marginal, Michel Kneffel, avec qui elle vivait.(...)


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