Attaque de Nice: les catholiques prient sous haute sécurité pour la Toussaint

Hugo Septier avec AFP
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Hommage aux victimes de l'attaque à Nice le 31 octobre 2020  - Valery HACHE © 2019 AFP
Hommage aux victimes de l'attaque à Nice le 31 octobre 2020 - Valery HACHE © 2019 AFP

Quatre jours après l'attaque qui a fait trois morts dans une église de Nice, c'est sous haute sécurité que les catholiques de la ville se sont recueillis dimanche pour la Toussaint avec une prière particulière pour leurs "martyrs."

Ce dimanche, nombreux étaient les fidèles à venir assister à des cérémonies de la Toussaint dans des églises surveillées par des militaires, mitraillette en bandoulière, a constaté un journaliste de l'AFP.

"J'appréhendais, j'avais peur de venir", explique Claudia, 49 ans. Rassurée par la présence des forces de l'ordre, elle s'est finalement décidée à assister à l'office religieux à l'église du Voeu dans le centre-ville.

Estrosi présent

Le déploiement des forces de sécurité a été renforcé dans toute la France, placée en vigilance maximale attentats après cette attaque et la décapitation mi-octobre d'un professeur de collège de la région parisienne, Samuel Paty, qui avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression.

"Jésus dit toujours qu'il faut aimer ses ennemis mais je ne peux pas aimer quelqu'un qui a tué des croyants, c'est difficile de pardonner, même en tant que chrétien", confie Léo Pansard, 29 ans, en sortant de la messe dans une ville déjà meurtrie par un attentat jihadiste le 14 juillet 2016, qui avait fait 86 morts.

Quelque 150 personnes, parmi lesquelles le maire de Nice Christian Estrosi, ont participé à 18h à "une messe de réparation", a constaté un journaliste de l'AFP.

"L'abomination du geste terroriste a entâché la destination et la vocation de ce lieu", a déclaré l'évêque de Nice, Mgr André Marceau, à l'entrée de la basilique dont les lumières avaient été éteintes. Ce lieux a été profané "à travers ces trois vies volées au nom d'un faux visage de Dieu ou d'idéologie perverse, toxique et mortifère", a-t-il dénoncé.

Article original publié sur BFMTV.com