Nicaragua: la répression de toute voix critique s'intensifie

Nouvelle illustration de la répression de toute voix critique au Nicaragua deux journalistes du principal quotidien du pays ont été placés en détention provisoire pour 90 jours. En parallèle, des centaines d'ONG ont été forcées de fermer leurs portes depuis 2018.

C'est une nouvelle fois le journal La Prensa qui est visé. Son gérant purge déjà une peine de 9 ans de prison, et le quotidien ne diffuse plus ses informations qu'en ligne, faute de ressources depuis la saisie de ses comptes bancaires.

Deux journalistes de plus ont donc été arrêtés et placés en détention provisoire pour trois mois. Le chef d’accusation n’est pas connu. Leurs avocats n'ont pas pu leur rendre visite

En parallèle, le ministère de l’Intérieur a demandé au Parlement, acquis au président Ortega, de retirer leur personnalité juridique à 100 nouvelles ONG. Cela portera donc à 900 le nombre d’organisations contraintes de fermer leurs portes au Nicaragua.

Mercredi, 15 religieuses de la congrégation des Missionnaires de la Charité, un ordre créé par Mère Teresa, ont aussi été expulsées. L'Église catholique entretient des relations très tendues avec le pouvoir depuis que plusieurs établissements religieux ont offert refuge à des manifestants antigouvernementaux en 2018.

À lire aussi : Nicaragua : le Parlement dissout 83 associations, dont l'Académie de la langue


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles