Nicaragua: la loi d'amnistie vivement critiquée par l'opposition

Le 8 juin, le Parlement du Nicaragua, contrôlé par le parti sandiniste du président Daniel Ortega, a approuvé une loi d’amnistie pour toutes les personnes ayant commis des délits dans le cadre de la crise sociopolitique qui a éclaté il y a un peu plus d’un an. Avant même son adoption, ce texte avait déjà été vivement critiqué par l’opposition car il tendrait à promouvoir l’impunité.Avec notre correspondant à Mexico, Patrick John BuffeAdoptée à toute vapeur par la majorité sandiniste des députés, cette loi doit permettre la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, qu’ils soient détenus ou placés en résidence surveillée. Les autorités compétentes devront par ailleurs clore tous les procès pénaux en cours, mettre un terme à l’exécution des sentences et renoncer à ouvrir des enquêtes visant à déterminer la responsabilité de personnes poursuivies dans le cadre de la crise.Mais l’opposition a immédiatement dénoncé cette loi qu’elle considère comme dangereuse car elle interdit à ceux qui vont en bénéficier de manifester à nouveau contre le régime. En cas de non-respect de cette règle, l’amnistie sera révoquée et ceux qui étaient en prison pourraient y retourner.À (ré)écouter) : vivre sous la répression au NicaraguaPlus grave encore, derrière cette nouvelle norme se cacherait une loi d’impunité. Selon l’opposition, le but de Daniel Ortega serait de libérer de toute accusation les auteurs des assassinats d’opposants durant la crise. Cette loi devrait ainsi permettre d’absoudre les membres de la police nationale et les paramilitaires qui sont intervenus durant les manifestations qui ont fait entre 300 et 500 morts depuis le mois d'avril de l’an passé.

Le 8 juin, le Parlement du Nicaragua, contrôlé par le parti sandiniste du président Daniel Ortega, a approuvé une loi d’amnistie pour toutes les personnes ayant commis des délits dans le cadre de la crise sociopolitique qui a éclaté il y a un peu plus d’un an. Avant même son adoption, ce texte avait déjà été vivement critiqué par l’opposition car il tendrait à promouvoir l’impunité.

Avec notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe

Adoptée à toute vapeur par la majorité sandiniste des députés, cette loi doit permettre la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, qu’ils soient détenus ou placés en résidence surveillée. Les autorités compétentes devront par ailleurs clore tous les procès pénaux en cours, mettre un terme à l’exécution des sentences et renoncer à ouvrir des enquêtes visant à déterminer la responsabilité de personnes poursuivies dans le cadre de la crise.

Mais l’opposition a immédiatement dénoncé cette loi qu’elle considère comme dangereuse car elle interdit à ceux qui vont en bénéficier de manifester à nouveau contre le régime. En cas de non-respect de cette règle, l’amnistie sera révoquée et ceux qui étaient en prison pourraient y retourner.

À (ré)écouter) : vivre sous la répression au Nicaragua

Plus grave encore, derrière cette nouvelle norme se cacherait une loi d’impunité. Selon l’opposition, le but de Daniel Ortega serait de libérer de toute accusation les auteurs des assassinats d’opposants durant la crise. Cette loi devrait ainsi permettre d’absoudre les membres de la police nationale et les paramilitaires qui sont intervenus durant les manifestations qui ont fait entre 300 et 500 morts depuis le mois d'avril de l’an passé.