Nicaragua: Le gouvernement accepte de libérer les opposants détenus

Le gouvernement nicaraguayen a déclaré mercredi qu'il allait procéder d'ici à 90 jours à la libération de toutes les personnes arrêtées lors des manifestations contre le président Daniel Ortega, conformément à la demande émise par l'opposition pour reprendre les pourparlers destinés à mettre fin à la crise. /Photo prise le 15 mars 2019/REUTERS/Oswaldo Rivas

MANAGUA (Reuters) - Le gouvernement nicaraguayen a déclaré mercredi qu'il allait procéder d'ici à 90 jours à la libération de toutes les personnes arrêtées lors des manifestations contre le président Daniel Ortega, conformément à la demande émise par l'opposition pour reprendre les pourparlers destinés à mettre fin à la crise.

Au moins 320 personnes ont été tuées et plus de 600 autres emprisonnées depuis avril dernier dans le cadre de la répression menée par les forces gouvernementales face à un mouvement de contestation. Ce mouvement, initialement provoqué par la réforme des retraites, s'est élargi pour demander la fin de la "dictature" d'Ortega.

Le dialogue entre le gouvernement et l'opposition a repris en février, après l'échec d'une première tentative de conciliation l'an dernier, mais a été interrompu ce mois-ci quand des représentants de l'opposition ont demandé la libération de tous ceux qu'ils considèrent comme des prisonniers politiques.

Dans un communiqué publié conjointement avec les chefs de file de l'opposition, le gouvernement a déclaré qu'il allait procéder à la libération des personnes arrêtées depuis le 18 avril dernier.

Environ 500 personnes sont toujours détenus, selon l'Alliance civique, un groupe faisant partie de l'opposition.

(Ismael Lopez; Jean Terzian pour le service français)