"Ni ultimatum, ni date butoir dans 48h": Olivia Grégoire clarifie les propos d'Emmanuel Macron

La porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire lors du compte-rendu du Conseil des ministres, le 1er juin 2022 à Paris
 - Geoffroy VAN DER HASSELT © 2019 AFP
La porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire lors du compte-rendu du Conseil des ministres, le 1er juin 2022 à Paris - Geoffroy VAN DER HASSELT © 2019 AFP

Soucieux de "bâtir" une majorité "plus claire et plus large" pour agir, Emmanuel Macron a demandé aux oppositions dans son allocution de mercredi de clarifier leurs relations à venir avec l'exécutif. Et de le faire vite: Emmanuel Macron a précisé qu'il souhaitait de premières réponses à son retour des sommets internationaux de Bruxelles, soit sous deux jours. Un délai abrupt qu'Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement, a dédramatisé ce jeudi matin sur franceinfo.

"Le début du chemin"

Olivia Grégoire a ainsi précisé l'agenda suggéré par le président de la République:

"Il n'y a ni ultimatum, ni date butoir dans 48h. Ce qu'a dit le président, c'est que nous commencerons à bâtir avec les oppositions à son retour du sommet européen, pour trouver les voies et moyens". "C'est le début du chemin, c'est tout", a-t-elle posé.

Le chef de l'Etat pourrait revoir les chefs de partis

Selon elle, le processus se déroulera même à moyen terme: "On parle de plusieurs jours, voire plusieurs semaines".

L'injonction lancée par le chef de l'Etat aux oppositions a succédé à deux jours de consultations de chefs des partis politiques à l'Elysée. Et il n'est pas exclu que l'exercice soit renouvelé: "Possiblement, le président de la République va revoir les chefs de partis politiques pour discuter des lignes rouges ou éventuellement vertes". "On veut que les oppositions se positionnent très clairement pour dire: 'ça, on veut, ça, on ne veut pas", a-t-elle ajouté.

Baisse de la TVA, blocage des prix: le gouvernement "ouvert à la discussion"

Olivia Grégoire a expliqué qu'il était à la charge de tous - et "pas seulement du gouvernement" - de chercher à sortir d'un "blocage intenable pour le pays", et qu'elle ne doutait pas de l'existence de "bonnes volontées" chez les opposants, et notamment à la Nupes. Elle a toutefois ajouté: "Pas une seule seconde, il y a l'idée de chercher un accord avec le RN. Et c'est la même chose avec LFI".

La porte-parole du gouvernement d'Elisabeth Borne a en revanche souligné que l'exécutif prêterait une oreille attentive à certaines revendications portées par ses détracteurs.

Interrogée au sujet de la proposition de la Nupes d'un blocage des prix des produits de première nécessité ou encore au sujet de l'exigence du Rassemblement national d'une baisse de la TVA sur le carburant, elle a rétorqué: "Nous sommes ouverts à discuter à beaucoup de choses. Et ça fait partie des sujets dont on peut discuter!"

Article original publié sur BFMTV.com

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