"Ni ralliement, ni hégémonie": Quatennens assure vouloir "le rassemblement" de la gauche aux législatives

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Le coordinateur de la France insoumise tend la main au Parti socialiste en vue des élections de juin prochain, tout en posant ses conditions. "On ne va pas renoncer à la retraite à 60 ans ni à l'abrogation de la loi El Khomri", assure-t-il.

Aplanir ses positions pour tenter de faire rentrer le maximum de députés à l'Assemblée nationale et éventuellement voir Jean-Luc Mélenchon devenir Premier ministre. La France insoumise est en position de force pour les législatives à sept semaines du vote, après avoir récolté 21,95% des voix le soir du premier tour de la présidentielle.

"On a 425 circonscriptions où nous sommes en mesure d'être au second tour. On peut bâtir cette majorité. (...) On fait le rassemblement tous azimuts. S’il y a un accord stratégique, s’il y a un accord programmatique, il peut y avoir un accord, sans ralliement ni hégémonie", assure Adrien Quatennens ce mardi sur BFMTV, invité d'Apolline de Malherbe.

"Un programme de rupture en tête à gauche, pas la sociale-démocratie"

Si les discussions avec Europe-Écologie-Les Verts, le Parti communiste et le NPA sont bien avancées, elles sont beaucoup plus difficiles avec le PS. Malgré un rendez-vous prévu ce mercredi entre les deux formations politiques, la campagne présidentielle a laissé des traces. Anne Hidalgo a pilonné Jean-Luc Mélenchon pendant les dernières semaines de sa campagne, craignant de faire les frais d'un vote utile à gauche.

Mais l'heure est désormais à tenter la réconciliation chez les socialistes. Après une longue interview à Libération d'Olivier Faure pour tendre la main aux mélenchonistes, le conseil national du parti s'est positionné en faveur d'un accord la semaine dernière. Adrien Quatennens pose cependant ses conditions.

"On ne va pas renoncer à la retraite à 60 ans, on ne va pas renoncer à l'abrogation de la loi El Khomri (la loi qui a assoupli le code du travail votée en 2016, NDLR). Nous ne demandons ni ralliement ni position hégémonique mais cela fait deux fois qu’un programme de rupture est en tête à gauche pendant la présidentielle, pas la sociale démocratie. Il faut en tenir compte", juge encore le coordinateur de la France insoumise.

Le message vise clairement Olivier Faure qui expliquait le lendemain du second tour sur France inter ne pas souhaiter "ramener tout le monde à 40 annuités". 77% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon souhaitent une cohabitation d'après plusieurs sondages.

Article original publié sur BFMTV.com

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