Ni la peur du coronavirus, ni l'enfer libyen ne ralentissent le flux de migrants à travers le désert

franceinfo Afrique avec agences

Coronavirus ou non, des milliers d'Africains continuent de tenter la périlleuse traversée du désert, via le nord du Niger et la Libye dans le but d'atteindre les côtes méditerranéennes, puis l'Europe. Passer à travers les mailles du filet est de plus en plus compliqué. En plus du plan anti-migrants en place au Niger depuis 2015 avec des patrouilles renforcées, les forces de sécurité ont "encore intensifié la surveillance pour faire respecter la mesure de fermeture des frontières dans la lutte contre le coronavirus", relève un élu local.

Le Niger a déjà décrété l'état d'urgence, fermé les frontières et isolé sa capitale du reste du pays. Ce pays sahélien, parmi les plus pauvres du monde, a officiellement enregistré 815 cas de coronavirus pour 45 décès à ce jour.

"Gambiens, Sénégalais, Maliens... Ils sont toujours déterminés à y aller. Un migrant m'a confié : 'Je préfère mourir de coronavirus que de vivre la misère'", témoigne Alassane Mamane, un fonctionnaire retraité vivant à Agadez, carrefour du désert et point de départ de nombreux migrants vers la Libye.

Témoignage d'un (...)

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