Ni confinement ni allègement des restrictions pour l'instant, dit Castex

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NI CONFINEMENT NI ALLÈGEMENT DES RESTRICTIONS POUR L'INSTANT, DIT CASTEX

PARIS (Reuters) - La situation sanitaire en France ne justifie pas actuellement d'imposer un nouveau confinement mais le moment n'est pas venu non plus d'alléger les mesures en vigueur face à l'épidémie due au coronavirus, a déclaré jeudi Jean Castex.

Le Premier ministre a souligné au cours d'une conférence de presse que "la circulation du virus n'a pas sensiblement augmenté au cours des deux dernières semaines" et que "le taux de positivité des tests reste globalement stable" et inférieur à ce qu'il était en octobre, avant le deuxième confinement.

"Un nouveau confinement ne peut s'envisager qu'en tout dernier recours, la situation ne le justifie pas à ce jour", a-t-il dit.

La France se distingue de nombre de ses voisins européens, qui imposent des mesures plus strictes, et l'exécutif a décidé vendredi dernier à l'issue d'un conseil de défense extraordinaire de ne pas imposer de nouveau confinement malgré les appels en faveur d'un tel durcissement émanant du milieu médical.

Il s'est alors contenté de restreindre les capacités d'accueil des commerces, de fermer les grands centres commerciaux ou encore de durcir les conditions d'entrée en France.

Moins d'une semaine plus tard, Jean Castex a jugé que cette stratégie "graduée" avait "permis de garder encore aujourd'hui le contrôle de l'épidémie tout en préservant au mieux la vie sociale et économique de notre pays", avec une baisse d'activité d'environ 4% par rapport à la normale.

La France fait toutefois face à un "nouveau risque" avec l'arrivée sur son territoire de nouveaux variants du coronavirus plus contagieux, qui représentent environ 14% des nouvelles contaminations aujourd'hui contre 3,3% le 8 janvier, a dit Jean Castex.

LE VACCIN ASTRAZENECA ADMINISTRÉ À PARTIR DE SAMEDI

"Nous devons nous battre pied à pied (...) en maintenant les mesures en vigueur (...) le moment n'est pas venu de les alléger", a-t-il ajouté.

"Je veux être clair: si nous y sommes contraints en cas de dégradation forte et rapide de la situation, nous n'hésiterions pas à prendre nos responsabilités", a averti le Premier ministre en allusion à un éventuel confinement.

Le gouvernement place aussi ses espoirs dans l'arrivée d'un troisième vaccin, celui d'AstraZeneca, dont les premières injections devraient commencer dès ce samedi, a annoncé Jean Castex.

L'arrivée de ce vaccin, que la Haute Autorité de santé recommande d'administrer en priorité au personnel soignant et aux personnes de 50 à 65 ans, va permettre d'accélérer la campagne de vaccination et d'atteindre l'objectif de 4 millions de personnes ayant reçu au moins une première injection d'ici fin février, a-t-il précisé.

D'ici avril, une vaccination aura été proposée à toutes les personnes de plus de 75 ans volontaires et aux personnes de moins de 75 ans avec comorbidité grave, a détaillé Jean Castex.

L'objectif reste de proposer la vaccination à toutes les personnes de plus de 65 ans d'ici fin mai et d'avoir couvert tous les Français adultes d'ici la fin de l'été, a-t-il dit.

(Nicolas Delame et Bertrand Boucey, édité par Jean-Michel Bélot)