Ngozi Okonjo-Iweala, l’Africaine qui veut sortir l’OMC de l’ornière

Par Viviane Forson
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Parcours extraordinaire que celui de Ngozi Okonjo-Iweala, du Biafra, à l'Organisation mondiale du commerce, en passant par les ministères nigérians des Finances et des Affaires étrangères et par la Banque mondiale. 
Parcours extraordinaire que celui de Ngozi Okonjo-Iweala, du Biafra, à l'Organisation mondiale du commerce, en passant par les ministères nigérians des Finances et des Affaires étrangères et par la Banque mondiale.

C'est le grand jour pour Ngozi Okonjo-Iweala. Après avoir reçu le soutien de l'administration Biden, cette économiste, ancienne ministre des Finances et des Affaires étrangères du Nigeria, a pris ce lundi la tête de l'Organisation mondiale du commerce consciente de l'urgence qui l'accompagne. « Le monde ne peut pas continuer à attendre », dit-elle comme pour condamner le temps d'attente qu'a imposé l'administration de Donald Trump qui ne la voulait pas à la tête de cette organisation internationale dédiée au commerce mondial. Maintenant que sa concurrente, la ministre sud-coréenne du Commerce, Yoo Myung-hee, s'est retirée, la voie est libre. Sa première mission : tirer l'institution de sa crise quasi existentielle et ramener de la confiance autour de l'OMC dans une atmosphère de défiance au multilatéralisme. « L'arrivée de Christine Lagarde au Fonds monétaire international constituait déjà un symbole fort pour les femmes. Là, nous avons de nouveau une femme, une Africaine, qui prend la tête d'une institution à l'allure assez machiste jusqu'à présent », commente Pierre Jacquemot, ancien ambassadeur et fin connaisseur du continent africain.

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, qui l'a côtoyée lorsque les deux travaillaient à Washington, ne tarit pas d'éloges à son égard. © SAUL LOEB / AFP

Les derniers mètres vers la direction de l'OMC

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