Les NFT au creux de la vague avec l’effondrement des échanges

“Le marché des NFT s’effondre”, annonce le Wall Street Journal. Le quotidien économique américain va jusqu’à se demander si ce n’est pas “le début de la fin” pour les non fungible tokens (NFT), ces jetons non fongibles qui fournissent la preuve cryptée de l’identité numérique d’un objet virtuel. Si les NFT ont atteint un pic de 225 000 ventes quotidiennes en moyenne en septembre dernier, la première semaine de mai voit l’indicateur du site NonFungible, cité par le quotidien, chuter à 19 000 ventes par jour, soit une baisse de 92 %.

Les autres chiffres avancés par le Wall Street Journal ne sont pas de nature à rassurer sur la bonne santé du secteur. L’activité des détenteurs de NFT elle-même est en recul, comme le montre la “chute de 88 %” du nombre de portefeuilles actifs sur le marché “entre les 14 000 de la semaine dernière [fin avril] et le pic de 119 000 en novembre”. Le cours des cryptomonnaies est à la peine, le bitcoin ayant perdu 43 % sur la période. Même le nombre de recherches du terme “NFT” sur Google a chuté d’environ 80 % depuis le début de l’année.

Tout sauf une valeur refuge

Pour expliquer le phénomène, le quotidien économique rappelle que la hausse des taux d’intérêt a porté un coup aux paris risqués sur tous les marchés financiers – et les NFT figurent parmi [les actifs] les plus spéculatifs”. Et d’ajouter : “Le déséquilibre entre l’offre et la demande est aussi préjudiciable au marché du NFT. Il existe environ cinq NFT pour chaque acheteur, d’après la firme d’analyse Chainalysis.”

Néanmoins, les acteurs du marché continuent d’y croire, à l’image de Sina Estavi, patron d’une entreprise malaisienne fondée sur la blockchain. En mars 2021, il a acheté le NFT du premier tweet de Jack Dorsey, le cofondateur du réseau social Twitter, pour 2,9 millions de dollars (2,7 millions d’euros) et a depuis renoncé à le revendre, voyant que les offres ne dépassaient pas quelques milliers de dollars. Estavi explique ne rien regretter et “affirme qu’il ne s’agit pas d’un signe de détérioration du marché mais d’une fluctuation normale qui aurait pu advenir sur n’importe quel marché”.

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