Nexity ne connaît pas la crise

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Alain Dinin, le patron du numéro 1 de la promotion immobilière, 70 ans, laisse la direction générale à Véronique Bédague.

La douleur reste palpable. Mais Alain Dinin a fini par décider qu’il était temps de réécrire l’avenir, treize mois après le décès brutal du directeur général du groupe, Jean-Philippe Ruggieri, emporté à 51 ans par le Covid. Cette semaine, Véronique Bédague devient administratrice et directrice générale de Nexity. Alain Dinin loue les qualités de cette femme de 57 ans qui, «grâce à sa compréhension de la ville, est capable de faire jouer tous les instruments de l’orchestre». Il l’a embauchée il y a quatre ans. Elle venait de quitter Matignon, où elle dirigeait le cabinet de Manuel Valls, et cherchait à travailler dans le privé après une carrière dans le public, dont douze ans à la Mairie de Paris. Pour lui «donner le volant tout en l’accompagnant de la manière la plus attentive possible», la limite d’âge pour la présidence est repoussée à 75 ans.

Véronique Bédague prend les rênes d’un groupe dont le carnet de commandes a atteint un niveau historique de 6,8 milliards d’euros, soit vingt-trois mois d’activité. Alors que le reste du secteur souffre, Nexity gagne des parts de marché et a vu son chiffre d’affaires progresser. L’immobilier de bureaux, pourtant victime du développement du télétravail, se porte bien, avec notamment le contrat pour la construction du futur siège d’Engie à la Garenne Colombes, le plus gros chantier de ce genre des prochaines années. Alain Dinin y lit la preuve de la résilience du groupe : «Même si l’entreprise n’a pas enregistré la croissance que nous avions prévue avant la crise, elle a très bien résisté. Nous avons aussi réduit son endettement et recentré notre activité sur ce que nous savons faire.» Deux ans après la cession de Guy Hoquet, celle de Century 21 achève le recadrage. Le groupe(...)


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