Le CAC 40 toujours plus investi par les étrangers !

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Les investisseurs français sont de plus en plus marginalisés au sein des grandes entreprises françaises cotées. Les fonds français ne pèsent ainsi plus qu'un quart (25%) des fonds investis dans l'indice phare de la Bourse de Paris, selon le baromètre annuel F2iC-FactSetOpinionWay, réalisé pour 'Les Echos', qui en publient mercredi les conclusions.

La part du capital du CAC 40 détenue par des fonds (donc hors actionnaires particuliers, salariés, dirigeants, fondateurs...), appartient donc aux trois quarts (75%) à des investisseurs étrangers. Il s'agit d'une hausse de 1 point par rapport au même baromètre de 2013 (74%) et de 9 points par rapport à 2011, où les Français possédaient encore près de 34% (33,7%), soit plus d'un tiers des titres détenus par des fonds.

Et selon le dernier baromètre, pour la première fois, plus aucune société du CAC 40 ne compte comme premier fonds actionnaire un fonds français !

Le poids de la fiscalité et des contraintes réglementaires

Fin septembre, une enquête de la Banque de France avait montré la même tendance à l'accroissement des fonds étrangers au sein du CAC 40. La BdF, qui calcule la part détenue par les investisseurs non-résidents dans le capital total du CAC 40 (tous actionnaires, y compris les fonds) a estimé qu'à la fin décembre 2013, les étrangers détenaient 499,2 milliards d'euros, soit 46,7% de la capitalisation totale du CAC 40, contre 46,3% un an plus tôt, et 41,2% à la fin 2007...

Les auteurs de l'étude F2iC-FactSetOpinionWay évoquent plusieurs facteurs pour expliquer la perte d'influence des fonds français, qui n'ont pas désinvesti, mais ont été doublés par les fonds étrangers disposant de plus de capitaux.

D'une part, les investisseurs particuliers français se sont détournés de la Bourse depuis la dernière crise boursière de 2008, et ont subi en parallèle une série de hausses de la fiscalité sur les valeurs mobilières. D'autre part, les investisseurs institutionnels font face à des contraintes réglementaires qui favorisent moins les actions que d'autres types d'investissements.

Enfin, les entreprises elles-mêmes sont de plus en plus internationalisées et beaucoup ont délocalisé une partie de leur communication financière ou de leur direction à l'étranger (Total, Kering), ce qui les rend plus visibles vis-à-vis des fonds étrangers.

Les fonds britanniques et américains se sont renforcés

A l'inverse des français, les fonds étrangers ont salué la qualité des multinationales françaises, leaders mondiales pour bon nombre d'entre elles (LVMH, L'Oréal, Gemalto... ) Selon FactSet, ce sont les fonds britanniques qui ont le plus augmenté leur exposition à la France, passant de 11% en 2011 à 17% en 2014. Les fonds américains ont augmenté leur part de 30% à 33%. Mais c'est le fonds souverain norvégien qui reste le premier fonds actionnaire du CAC 40, avec plus de 25 milliards de dollars dans l'indice vedette hexagonal....

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