Des neutrinos du cycle CNO du Soleil ont enfin été observés !

Laurent Sacco, Journaliste

Le Soleil fascine Homo sapiens depuis des millénaires au point de lui rendre un culte comme dans l’Égypte ancienne. Mais, depuis quelques siècles, certains des représentants de ce genre Homo ont entrepris de percer rationnellement les secrets du Soleil et, depuis les années 1920-1930, ils ne cessent de remporter des succès. Le dernier en date vient d’être annoncé par les membres de la collaboration Borexino à l’occasion de la XXIX Conférence internationale sur la physique et l'astrophysique des neutrinos, une conférence entièrement en ligne qui se tient sur le Web du 22 juin au 2 juillet 2020, en raison de la pandémie de coronavirus. 

Une astronomie neutrino pour voir au cœur des astres

Rappelons que Borexino est un détecteur de neutrinos, en fonction depuis mai 2007, situé à 1.400 mètres sous la surface de la terre dans le massif du Gran Sasso, près de Rome. Il permet d’étudier le flux de neutrinos solaires mais aussi des géoneutrinos ou ceux produits par d’éventuelles supernovae dans la Voie lactée. Comme Futura l’avait expliqué dans le précédent article ci-dessous, Borexino a permis de valider l’existence de la chaîne proton-proton (pp), et la réaction proton-électron-proton qui produit des noyaux de deutérium, une série de réactions thermonucléaires basées sur la fusion de l’hydrogène et à l’origine de plus de 98 % de l’énergie produite par le Soleil en son cœur ainsi que l'explique la vidéo ci-dessous.


Une présentation des réactions de fusion qui font briller le Soleil et les étoiles. © CEA Sciences

Ces réactions génèrent des neutrinos que l’on peut détecter sur Terre, la physique qu’elles impliquent n’est pas mystérieuse car on peut la reproduire sur Terre mais il est toujours bon de tester des théories « évidentes » car la Nature nous a plus d’une fois surprise comme le montre l’histoire de la saga du corps noir, par exemple.

Il existe une autre série de réactions découverte également au cours des années 1930 et que l’on appelle le cycle CNO car il fait...

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